"Rien ne poussait sur ma banale planète, tu m'as fait mettre des fleurs sur mon arbalette."
[J'te connaissais pas, Oxmo Puccino]
Avouons-le, ma vie sociale a pris le large depuis que j'suis plus dans les parages. J'suis condamné à écrire ça ici, tous les mots que je n'ai pas dits. Les regrets m'ont quitté quand j'ai compris à quel point ils me bouffaient. Il y a un an c'était mes dix huit ans, soirée plutôt mouvementée pour mon c½ur déjà bien martyrisé. J'voulais faire de cette date une fête, le début de ma quête. J'peux bien le dire aujourd'hui, au moins la moitié de mes invités m'ont déçu faisant de moi une inconnue. C'est d'ailleurs peut-être là que j'ai su, su qu'on pouvait donné à risquer d'en crever. Il y un an, j'pensais que le destin prenait un malin plaisir à me faire plonger. Il y a un an, j'avais fini par croire les paroles de ceux qui étaient juste bon à dire « tourne la page ». Regarde aujourd'hui, c'est pas une page, c'est le quart de ma vie qui est parti. Je n'avais pas besoin qu'on me condamne pour avoir la gagne. Je n'avais pas besoin des insultes pour me trouver une lutte. Si j'osais l'ironie, je vous dirai merci. Parce qu'avant tout, il y a un an, il y a surtout lui qui a fait une halte sur l'autoroute de mes amours. Et que nous deux, c'est beau comme une chanson d'Oxmo. « Les gens peuvent s'aimer avant de se croiser ». Je n'aurai pas parié un centime sur notre histoire. 10 mois plus tard, je me demande comment j'pouvais vivre sans. Rien à dire, tout à construire. Les pâles recoins de mon existence sont devenus intenses. Les vielles souffrances ont muté en fière romance. Crois-moi, si je n'avais pas peur du ridicule j'te kidnapperai pour qu'on aille vivre dans notre bulle. J'vais avoir 19ans, je ne saurai pas dire pourquoi, mais j'trouve ça déprimant. Oui, mais si c'est avec toi, je tacherai de faire en sorte de te garder pour moi. Je me croyais à l'abri de cette folie, j'me croyais pas douée, voir ratée. Tu as tout massacré, tout renversé. Puis, t'as rebâtis mes sourires, avec pour seul ciment ton dévouement. T'as trouvé je ne sais ou, l'envie de m'apprivoiser. C'est drôle mais j'pense souvent avoir rêvé. Puis c'est quand j'ai arrêté d'espérer que t'as débarqué. J'aurai aimé te rencontrer avant, j'aurai aimé que tu ne connaisses pas mes discours navrants, mes doutes, mes angoisses qui essaient de persister. Mais t'as fait de mes peines un lointain souvenir dont j' me rappelle à peine.
L'avenir est à nous, à nos rêves les plus fous. Si tu me suis, on fera de la vie notre paradis.